On a parlé d’encens sur Arte

On a parlé d’encens sur Arte

Aux sources de l’encens, dans la région du Dhofar dans le sud de Oman, on récolte de l’oliban sur les arbres à encens. Dans les couloirs des laboratoires qui analysent les vertus des encens, on discute des effets réels ou symboliques des encens, dans les villages d’Oman, on discute aussi des vertus de la résine sacrée. A chacun sa vérité !

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La fièvre de l’encens

La fièvre de l’encens

Un reportage de Sébastien Legay et Olivier Le Hellard

L’encens revient à la mode, porté par les parfumeurs, le besoin de spiritualité et l’attrait pour les médecines traditionnelles d’Asie. Une équipe d’Envoyé Spécial a suivi un importateur français en Inde pour voir comment sont fabriqués les bâtonnets que nous brûlons. Il y a l’encens naturel, cette pâte que pétrissent les femmes de Bangalore avant de l’enrouler autour d’une tige de bambou. Elle est composée de fleurs, d’épices et d’huile essentielle de santal.

Mais il y a aussi l’encens industriel, que les fabricants n’aiment pas montrer car il s’agit de charbon trempé dans du parfum synthétique. Cet encens-là peut être dangereux pour la santé s’il est utilisé fréquemment et à haute dose. Dans l’est de l’Inde, à la frontière du Tibet, nous avons découvert le plus cher et le plus étrange de tous les encens : le bois d’agar. Cette fois, ce sont des morceaux de bois entier que l’on brûle. Curiosité de la nature : ce bois ne peut délivrer une bonne odeur que s’il est malade. Mais l’encens des puristes reste celui des rois  mages : la résine d’oliban, un arbre qui pousse dans les étendues désertiques de la péninsule arabique et de la corne d’Afrique. Dans le sultanat d’Oman, une Américaine, Trygve Harris continue d’en distiller la résine. Cette même résine que l’on brûle encore dans les encensoirs des églises, comme ceux de Notre-Dame de Paris.

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L’encens et la myrrhe

L’encens et la myrrhe

La myrrhe et l’encens sont des sécrétions résineuses qui se présentent sous forme de larmes colorées, provenant d’arbustes de la famille des Burséracées qui poussent presque exclusivement au sud de la péninsule Arabique (Yémen, Oman) et en Somalie.

Le mot encens vient du latin ecclésiastique incensum (ce qui est brûlé) et désigne soit l’oliban, ou encens véritable, récolté par incision à partir d’arbustes du genre Boswellia, soit une famille de compositions dans lesquelles entre l’oliban. L’odeur de l’encens est obtenue par la technique très ancienne de la combustion, probablement née avec l’invention du feu, qui a donné le mot parfum à partir de per fumum, par la fumée. On connaît le poème de Baudelaire qui parle de parfums « corrompus, riches et triomphants, ayant l’expansion des choses infinies, comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens ».

La myrrhe est produite par un arbuste Commiphora myrrha, sous forme d’un suc qui se solidifie en grosses larmes qui rougissent en séchant. Selon la légende, la myrrhe tire son nom de Myrrha, fille de Cinyras, roi de Chypre, changée en arbre par les dieux pour avoir commis un inceste, et dont les pleurs constituaient la myrrhe. En Egypte, la myrrhe servait à la momification, mais était aussi utilisée comme parfum, comme le montre cet extrait des Chants d’amour composés vers 1500 av JC qui donne des recommandations pour la fête : « Mets de la myrrhe sur ton front, revêts toi de lin blanc, parfume toi avec les merveilles véritables ».

L’encens et les dieux

Dès la plus haute antiquité, l’encens a été considéré comme indispensable pour les cultes rendus aux dieux, dont le cœur est réjoui par son odeur. Hérodote dit que mille talents d’encens étaient offerts chaque année en l’honneur de Bel dans son temple à Babylone. En égyptien, le mot encens évoque le divin. Les pharaons, ou par délégation les prêtres, accomplissaient la fumigation de l’encens en jetant des boulettes dans l’extrémité, remplie de charbon en combustion, d’un bras à encens. Les prêtres offraient chaque jour à Ré trois sortes d’encens, une à son lever, une au milieu du jour et une à son coucher.

L’encens figure en bonne place chez les Hébreux et la Bible indique les ingrédients nécessaires pour rendre le culte : « L’Eternel dit à Moïse : prends des aromates, du stacté, de l’ongle odorant et du galbanum, et de l’encens pur, en parties égales. Tu feras avec cela un parfum, un composé selon l’art du parfumeur ; il sera salé, pur et saint…..Vous ne ferez point pour vous de parfum semblable, dans les mêmes proportions… » (Exode, XXX, 7-8).
Plus tard, les rabbins ajoutèrent d’autres ingrédients (onze ou treize en tout), mais préparer l’encens pour qu’il s’élève en une colonne bien droite était très difficile et c’était le secret de la famille d’Abtinos. L’encens et la myrrhe figurent dans les présents faits par les Mages à l’enfant Jésus.
L’encens est encore utilisé pour le culte dans plusieurs grandes religions. Montaigne (Essais,1, 55) remarque que « l’invention des encens et parfums aux Eglises, si ancienne et espandue en toutes nations et religions, regarde à cela de nous resjouir, esveiller et purifier le sens pour nous rendre plus propres à la contemplation ».

La route de l’encens et de la myrrhe

L’arbre à encens ne poussant pas en Egypte, il était nécessaire pour s’en procurer de grandes quantités d’organiser des expéditions, dont la première est attestée vers 2540 av. J.C. La plus célèbre est l’expédition au pays de Pount (qui serait actuellement la Somalie, le nord de l’Ethiopie et l’est du Soudan), commandée par la reine Hatchepsout, vers 1500 av. J.C. On en rapporta des quantités énormes d’encens, de la myrrhe et de la cannelle, ainsi que 31 arbres à encens avec leur motte. On peut voir une représentation de cette expédition sur le mur du temple de Deir el Bahari (Égypte).

L’encens a toujours été considéré comme un bien très précieux et la lutte pour le contrôle de son transport et de son commerce a été très vive. La domestication du dromadaire, peut-être vers le VIIIe siècle av. J.C., a permis d’assurer le transport de l’encens et de la myrrhe, sur près de 3000 km, jusqu’au port de Gaza. Une route caravanière a été empruntée depuis cette époque jusqu’à l’avènement de l’Islam, mais elle fut concurrencée par une voie commerciale passant par la mer Rouge, après la découverte du régime des moussons au 1er siècle ap. J.C. Des caravanes de chameaux, dont chacun pouvait porter 200 kg d’encens, d’une valeur actuelle d’environ 100 000 euros, traversaient en deux à trois mois (selon Pline l’Ancien) l’Arabie, depuis la côte Sud en longeant la côte occidentale, en passant au voisinage de la Mecque et de Médine puis de Pétra, la ville des Nabatéens, qui devait sa fortune au commerce de l’encens.

Les Arabes protégeaient le secret des sources d’un produit qui se vendait plus cher que l’or et n’ont pas hésité, semble-t-il, à raconter des histoires étranges à Hérodote qui les rapporte fidèlement (Histoires, Livre II, chapitre CVII) : « L’Arabie est, du côté du midi, le dernier pays habité, et de tous, c’est le seul qui produise l’encens, la myrrhe, la cannelle, le cinnamome, le ledanon ; sauf la myrrhe, les Arabes recueillent difficilement toutes ces choses. Ils obtiennent l’encens au moyen de la vapeur de styrax que leur apportent les Grecs et les Phéniciens. Ils brûlent le styrax et prennent l’encens, car l’arbre qui le porte est gardé par des serpents volants petits et bigarrés ; il y en a une multitude autour de chaque arbre. Ce sont les mêmes serpents qui font irruption en Égypte ; rien ne peut les éloigner des arbres si ce n’est la vapeur du styrax. »

L’encens et les hommes

Le Japon ancien (vers le Xe siècle) tenait en grande estime l’encens qui servait à parfumer les habits et même les cheveux des courtisanes. Lors de tournois d’odeur ou kô-dô, codifiés au XVe siècle, les invités devaient reconnaître les variétés d’encens (par exemple des compositions de cinq composants) qui leur étaient présentées, écrire leur réponse à l’aide de caractères spéciaux et composer un poème.

En Chine on utilisait six mélanges différents de benjoin, de myrrhe et d’oliban, constituant six espèces d’encens nommées « tranquille, reclus, luxueux, esthétique, raffiné et noble ».
Confucius dit d’un gouvernement idéal « qu’il doit exhaler une odeur d’encens ». L’importance de l’encens est aussi reflétée par le nom de
Hong Kong qui se dit en chinois Xiang Giang et signifie port de l’encens.

Maurice Chastrette
Professeur émérite à l’Université de Lyon

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doschim/decouv/parfums/myr_enc.htm

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Petits conseils à propos de l’encens – achat et usages

Petits conseils à propos de l’encens – achat et usages

Publiées 29-Mar-07 18:08:29 Paris

Petits conseils à propos de l’encens : comment l’acheter et comment l’utiliser.

Achat :
- Evitez d’acheter des bâtonnets ou des cônes de provenance non identifiée.
- Ne pas acheter de produits pas chers fabriqués en Chine qui sont faits avec des produits chimiques.
- Evitez d’acheter les poudres à la composition incertaine.
- N’achetez pas d’encens naturels appelés « encens » sans aucune autre précision.

- Préférez des encens naturels non manufacturés comme les résines en grains.
- Je vous conseille d’essayer la myrrhe (de Somalie ou d’Inde), le benjoin (plusieurs qualités de différentes provenances), l’oliban (plusieurs qualités de différentes provenances), le mastic de Grèce (très cher).
- Vous pouvez utiliser certaines épices comme encens. C’était d’usage courant pendant l’Antiquité. Par exemple : le cardamome, le clou de girofle, la cannelle, de nombreux herbes aromatiques comme le thym, le romarin, etc.
- Certains encens peuvent être consommés, comme le mastic (très bon). D’autres sont toxiques ou bien seulement très mauvais au goût comme la myrrhe. Beaucoup ont des applications thérapeutiques (la myrrhe et le benjoin), ainsi que dans la parfumerie de luxe. A tenir hors d’atteinte des enfants ou des animaux domestiques.

Combustion :
- Les nombreux systèmes utilisant des bougies ne donnent pas assez de chaleur pour brûler l’encens correctement.
- Le charbon en pastille reste encore la meilleure solution pour cela. Néanmoins, il est potentiellement dangeureux. Il doit être posé dans un petit récipient (terre, céramique, métal ou pierre). Sous le récipient, mettez quelque chose isole de la chaleur comme une petite boîte de cigarillos ou un morceau de marbre. Le tout doit être placé sur un meuble assez haut, hors d’atteinte des enfants ou des animaux domestiques. Certaines pastilles de charbon sont de mauvaise qualité et éclatent en morceaux… Ne pas laisser sans surveillance.
- L’encens peut être placé aussi dans un petit feu de cheminée, à condition qu’il n’y ait plus aucune flamme, seulement des braises. Sinon, certains encens comme le benjoin, risquent de s’enflammer au lieu d’être consummés, ce qui donne une fumée très peu agréable.
- Les encens en bâtonnets et en cônes doivent être placés aussi dans des récipients non combustiques. Donc, pas de boîte ou de support en bois, ou bien instable, comme on en voit beaucoup.

© Michel Kisinis

http://www.kisinis.ch

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Puis sont apparues des formes plus pratiques…

Puis sont apparues des formes plus pratiques…

Les Asiatiques et les Orientaux sont des gens fort inventifs et pratiques. Ils ont donc recherché depuis des siècles les moyens d’utiliser l’encens avec moins de contraintes… surtout lorsqu’il s’agit d’une utilisation quotidienne et commune ne nécessitant pas une implication trop personnelle ou trop officielle.

Ayurvedic medicinalIls continuent donc à utiliser l’encens naturel en grains, ou larmes, lors des grandes cérémonies mais préfèrent le plus souvent, pour plus de commodité, l’usage de baguettes, de spirales, de clous fumants. Il s’agit souvent par ailleurs d’une mesure économique bien compréhensible : on veut bien honorer journellement les Dieux, les Ancêtres, les temples, les sanctuaires mais on ne peut y consacrer toute sa fortune. Il est donc naturel de chercher et de trouver le moyen le plus efficace de restreindre le coût de production et surtout d’utilisation de l’encens.
La résine d’encens (oliban, benjoin, myrrhe…) est broyée finement puis mélangée à un support combustible constitué de diverses matières : inflorescences séchées d’armoise, utilisées depuis des millénaires en acupuncture pour pratiquer la moxibustion, sciure de bois, charbon de bois pilé, papier roulé, mélangées à du nitrate de potasse pour entretenir et faciliter la combustion lente du mélange. Ce support étant plus ou moins poreux il est possible d’y adjoindre des essences parfumées ou des parfums de synthèse. Afin de maintenir la cohésion de l’ensemble lorsqu’il s’agit de baguettes ou de spirales on utilise des tiges végétales de bambou ou d’achillée. Leurs formes et leurs tailles peuvent varier considérablement puisqu’ils peuvent consister en d’énormes serpentins pesant jusqu’à près d’un quintal et utilisés dans de nombreux temples en Chine, jusqu’à de fragiles baguettes de quelques millimètres d’épaisseur comme savent en produire les Japonais.

Les occidentaux, de leur coté, utilisent volontiers une forme très pratique d’encens qui consiste en de fines feuilles de papier connues sous la dénomination de papier d’Arménie. Cet encens particulier est, par ailleurs, de bien meilleure qualité que bon nombre de baguettes à bon marché et permet une utilisation très facile et pratique puisqu’on peut en avoir toujours sur soi ou dans son portefeuille. Il est indispensable pour tous ceux qui se déplacent souvent et souhaitent purifier les lieux qu’ils occupent temporairement comme les chambres d’hôtel ou les chambres d’amis qui ne sont pas toujours souvent aérées. Ce papier d’Arménie est particulièrement indispensable dans les pièces aérées par climatisation et dont un ne peut ouvrir les fenêtres. Il est également utile pour les voitures de location. En un mot comme en cent il permet d’évacuer le souvenir énergétique et souvent olfactif du précédent utilisateur.

par Georges Charles
Tao Yin : le site officiel des arts classiques du Tao

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Des mélanges subtils de résines aromatiques et autres substances végétales

Des mélanges subtils de résines aromatiques et autres substances végétales

Originellement l’encens est la sève produite par un petit arbre de la famille des térébinthacées (Burséacées), le Boswelia sacra. Par extension cette dénomination d’encens s’étend à d’autres résines pures comme l’oliban (Boswelia thurifera), la myrrhe (comiphora molmol et Commiphora abyssinica), le benjoin (regroupant lui-même plusieurs résines comme le benjoin du Siam (Styrax benzoin), le benjoin de Sumatra (Styrax oppoponax), le benjoin du Vietnam (Styrax Tonkinensis)… et également à la résine de Balsamodendron opolbasamum et gileadense ainsi qu’à la résine de Commyphoro opobaslanu connues autrefois en parfumerie sous la dénomination de Baume de la Mecque, Baume de Judée ou Baume de Giléad.

Baume de ToluDe tous temps l’encens désignait donc principalement une résine aromatique dont le parfum s’exhalait lors de sa lente combustion sur des charbons ardents ou, éventuellement, sur une pierre chauffée jusqu’à incandescence. L’art du parfumeur et sa connaissance des différentes résines lui permettent, grâce à une infinité de mélanges subtils, de doser cet encens en fonction de son utilisation ou de sa destination.
Ainsi le benjoin passe pour “fixer l’esprit” et accroître la concentration intellectuelle, la myrrhe, au contraire est plus sensuelle tandis que l’oliban, réputé pour son caractère mystique est utilisé pour les cérémonies à caractère sacré.
Suivant Jean Pierre Bousquet la myrrhe est l’encens qui favorise principalement l’éveil des énergies Yin, de polarité féminine. Elle agit sur les structures psychiques et permet de développer une plus grande sensibilité aux réalités du monde extérieur et à mieux en ressentir les énergies qui en émanent. Elle permet de combattre la confusion entre la réalité et l’illusion et aide à développer la force intérieure. Elle est également utilisée par la tendance qui consiste à se laisser porter par les événements.
L’oliban, au contraire, est l’encens qui favorise l’éveil des énergies Yang, de polarité masculine. Il agit sur les structures psychiques de manière à développer la volonté, la confiance en soi, la détermination et la capacité à diriger.

En Chine, on distingue encore six sortes de mélange d’encens : le tranquille, le reclus, le luxueux, l’esthétique, le raffiné, le noble. Il est donc possible de concevoir un mélange propice à la méditation, un autre favorable au travail intellectuel, ou susceptible de purifier un lieu, ou permettant le sommeil ou au contraire la veille, propice aux cérémonies religieuses ou civiles, à la consécration d’un rite ou même d’éveiller le désir. Tout est simplement fonction du choix des essences et du dosage. Il est aussi possible d’ajouter, ce qui se fait presque toujours désormais, des substances aromatiques, des essences, des extraits qui soulignent ou accroissent les particularités de chaque mélange.

par Georges Charles
Tao Yin : le site officiel des arts classiques du Tao

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Yemen : De l’encens pour parfumer ou exorciser ?

Yemen : De l’encens pour parfumer ou exorciser ?

De nos jours, l’encens est largement répandu au Yémen particulièrement à Hodeida, Sanaa et Taiz. Le gens considèrent l’encens comme tout à fait important dans leurs vies. Ils l’achètent pour des sommes considérables à des gens d’Aden et Lahaj qui font et vendent toujours l’encens à toutes autres parties du pays.
À Aden et Lahaj, les femmes parfument leurs corps avec l’encens après les avoir oints avec de l’huile de palme. Elles encensent également leurs vêtements en mettant des charbons dans un encensoir et en laissant la fumée imprégner leurs vêtements. Elles font ceci pendant 2 ou 3 heures et plus tard elles prennent les vêtements et les pulvérisent avec le parfum. Elles portent les vêtements parfumés quand elles rendent visite à des amis ou assistent à des réceptions ou à des cérémonies de mariage.
Encens de base
Ingrédients:
1 kilogramme de sucre
1 bouteille de l’eau rose
Bois d’aloes
Henné
Bois de santal
Ambergris
ongles de d’oiseaux
3 bouteilles d’épices de thé
2 bouteilles de parfumd’” Khair Lana”
2 bouteilles de parfum de bois de santal
2 bouteilles de musc
2 bouteilles de parfum de ” Janat Al-Naiem”
1 bouteille de “parfum de Luqmani”
Instructions:

1. Mélanger l’eau de rose et le sucre et chauffer jusqu’à ce que le sucre soit entièrement fondu.
2. Écraser les ongles d’oiseaux, le bois de santal et d’aloès (des ongles d’oiseaux doivent être imbibés dans le henné et l’eau pendant 2 jours)
3. Verser 1/4 kilo d’ongles, un peu d’aloès et d’ambergris dans l’eau de rose et le sucre.
4. Mélanger 3 bouteilles d’épices de thé, 2 bouteilles d’”Khair Lana “, 2 bouteilles de parfum de santal, 2 bouteilles de musc, 2 bouteilles de “Janat Al-Naiem, 1 bouteille de “parfum de Luqmani”. Verser 1/2 de ces parfums dans une cuvette en métal. Verser le mélange chauffé dans la cuvette et puis verser le reste des parfums dans le mélange. Laiisez refroidir et durcir, divisez alors l’encens en petits morceaux.
Utilisations:
Les femmes et les jeunes mariées parfument habituellement leurs vêtements avec l’encens. Lors des cérémonies de mariage, l’encens est employé pour parfumer la jeune mariée et les invités. Il est également utilisé dans des célébrations et des banquets de naissance.
Les femmes à Aden ont l’habitude d’acheter des encensoirs de Lahaj, puisque Lahaj est bien connu pour ses merveilleux encensoirs. Elles ont l’habitude également d’importer des encensoirs de Somalie. Il y en a de petits et grands avec des couvertures en forme de triangle ou de dôme….

Encens contre le mauvais oeil et l’envie Il est fait d’alun, de quelques oignons, de 7 graines de poivron rouge et cumin noir. Pour traiter une personne qui est frappée par le mauvais oeil, le gens suivent ces étapes:
1. Charbon mis dans le encensoir.
2. Tenir les ingrédients mentionnés ci-dessus à la main.
3. Circuler autour de la personne frappée tout en lisant quelques vers du Coran.
4. Mettre les ingrédients mentionnés ci-dessus dans l’encensoir. Ceci devrait être fait pendant 3 jours au coucher du soleil. L’alun prend habituellement la forme d’un être humain. Si le mauvais oeil est Satan, l’alun montre un visage redoutable.

Encens contre Satan

Il est employé pour expulser Satan des maisons par encensement avec l’oliban au coucher du soleil et le matin. En outre, le “shadab ” peut être arrêté au niveau des portes d’entrée et des murs des chambres à coucher et des salles vivantes….

Encens Spécial
Il est fait de bois de santal écrasé, d’huiles essentielles tels que “Khair Lana, ” épices de thé, et sucre. Cette recette s’appelle l’”Maafasiya” à Aden et Lahaj. Les femmes ont l’habitude de parfumer leurs maisons quand elles reçoivent des invités ou s’ il y a une réception ou une cérémonie de mariage.

Encens De Naissance
Il est fait d’oliban, asafoetida, myrrhe et aloès. Après naissance, l’encens est employé pour parfumer la maison, particulièrement quand les visiteurs viennent. L’enfant nouveau-né est parfumé avec cet encens aussi bien que la mère pendant sa période postnatale. Le gens croient que c’est utile pour eux.


Par Athena Al-Absi
Yemen Times avril 1998

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Petite histoire de l’encens japonais

Petite histoire de l’encens japonais

L’encens japonais a une longue histoire. Il est arrivé au Japon en provenance de Chine dans l’année 538, au même moment que le Bouddhisme. A partir de ce moment, l’encens japonais a commencé à devenir une facette importante de la culture japonaise.
Plus tard, le Japon a commencé à fabriquer son propre encens. Plusieurs des entreprises actuelles fabricant de l’encens ont une existence de plus de 300 ans.
INGREDIENTS
Principaux ingrédients utilisés dans les encens japonais :
Bois d’Agar (également appelé bois d’Aloès)
Bois de santal
Camphre
Benjoin
Oliban
Clou de girofle
Anis étoilé
Rhubarbe
Cannelle
Réglisse
Patchouli
Plusieurs autres ingrédients sont utilisés : ils sont choisis pour leur parfum ou pour leurs propriétés dans la médecine traditionnelle. La plupart de ces ingrédients proviennent d’Inde ou d’Asie du Sud-Est.
Le bois d’Agar et le bois de santal sont les 2 principaux ingrédients.
Le bois d’Agar se nomme Jinkô au Japon, ce qui se traduit par “encens qui se noie dans l’eau”, dû au poids de la résine contenue dans le bois. Il est présent sur la liste de la Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora (CITES).
Le bois de santal est un des ingrédients qui la plus grande vertu apaisante et se prête donc très bien à la méditation. Le bois de santal le plus cher vient de Mysore, dans l’état de Karnataka en Inde.
Un autre ingrédient important dans l’encens japonais est le kyara). Le Kyara est une sorte de bois d’Agar (les compagnies d’encens japonaises divisent le bois d’Agar en 6 catégories qui dépendent de la région et des propriétés de ce bois). Le Kyara vaut à l’heure actuelle plus que son poids en or.
Makkô est un autre ingrédient utilisé dans l’encens japonais. Makkô se traduit par “poudre d’encens”. La poudre d’encens à laquelle on se réfère normalement est appelée tabu no ki. Makkô est utilisé pour lier les ingrédient ensemble. Il est remarquable comme liant car il n’a que très peu d’odeur propre.

CEREMONIE DE L’ENCENS
Kôdô (la voix du parfum) est l’art japonais de l’appréciation de l’encens, et implique d’employer l’encens dans une structure de conduite codifiée. Bien qu’il soit compté comme un des trois arts classiques, il est relativement inconnu parmi les japonais modernes. Kôdô inclut tous les aspects du processus, des outils, qui, tout comme les outils de la cérémonie de thé, sont considérés en tant qu’art élevé, aux activités telles que les jeux de comparaison des encens que sont le kumikô et le genjikô.

FABRICANTS D’ENCENS AU JAPON
Baieido
Daihatsuo
Gyokushodo
Kitotenkundo
Koju
Kokando
Kunjudo
Kunmeido
Kyukyodo
Nippon Kodo
Seijudo
Seikado
Shoeido
Tennendo
Baieido a été fondée en 1657 dans la ville de Sakai et est la plus vieille compagnie du Japon. Shoeido a été fondée en 1705 à Kyoto. Toutes deux sont employées intensivement par des temples de bouddhiste zen, à la fois au Japon et dans le monde entier. Nippon Kodo a été fondée à New York en 1965 et est le plus grand vendeur d’encens japonais dans le monde entier. La plupart de leurs encens est de qualité d’utilisation courante. Ils fabriquent également de l’encens traditionnel. Ces trois entreprises sont les principaux exportateurs d’encens japonais.
Kyukyodo, Kunmeido, and Kokando vendent également de l’encens à l’étranger. Pour les autres marques, il peut être difficile de les trouver en dehors du Japon.
Il y a, bien sûr, de nombreux autres fabricants d’encens au Japon. Ceux cités dans cet article sont les vendeurs les plus importants ou bien les compagnies les plus anciennes du Japon.

Traduit de http://en.wikipedia.org/wiki/Japanese_incense
Article trouvé sur le blog nihonkoku.blogspot.com

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Le mythique bois de santal

Le mythique bois de santal

Sandal wood, Santalum album L. Un des ingrédients les plus anciens utilisé dans la composition des encens, le bois de santal est connu depuis au moins 4.000 années. Il est un des élément les plus calmants et est donc un des préférés pour la méditation. Il calme l’esprit, met en valeur la clarté mentale.Actuellement, il est d’usage de penser que tout bois de santal autre que du ” Mysore sandalwood “, c’est à dire du bois de santal produit dans la région de Mysore est de qualité ” inférieure “. Toutefois, le bois de santal devinfosandalwood-grand.jpg Mysore se fait rare et l’on trouve souvent du bois de santal du Tamil Nadu de très bonne qualité.L’arbre de santal, botaniquement connu sous le nom de Santalum Album appartient à la famille Santalaceae. L’arbre de santal croît presque exclusivement dans les forêts du Karnataka, du Tamil Nadu, du Kerala et de l’Andhra Pradesh, des îles Timor, etc…
Pendant que l’arbre croît, l’huile essentielle se développe dans les racines. La pleine maturité est atteinte après 60 à 80 années. Le noyau du duramen foncé se développe graduellement. Puis l’arbre est déraciné pendant la saison des pluies quand les racines sont le plus riches en huille essentielle précieuse. Les guérisseurs de la médecine ayurvedique ont utilisé le bois de santal en poudre ou la combustion du bois de santal dans leurs pratiques antiques. Des huilles essentielles ont été également utilisées dans la médecine indienne, mais ont été popularisées en occident par l’industrie des parfums. Elles ont été étudiées par les aomathérapistes français après les années 20.
De nombreuses espèces…
Le santalius de Pterocarpus ou le rubrum de santalum (bois de santal rouge) est seulement utilisé pour la teinture. D’autres variétés viennent les îles de sandwich, d’Australie occidentale et de Nouvelle-Calédonie. L’australien (spicatum de S. ou spicata de Eucarya) produit une huile très semblable mais avec une première note sec-amère. Une autre variété croissant en Inde, au Venezuela, en Jamaïque, est le balsamifera L. de Amyris.
Histoire / Traditions
On fait déjà mention du bois de santal dans certains livres sacrés en sanskrit et des manuscrits chinois vieux de 4 000 ans. L’huile était utilisée dans les rituels religieux et de nombreux temples étaient construits de son bois. Facile à tailler, le bois de santal permettait la sculpture de divinités ” parfumées “.
Les égyptiens l’importaient pour l’utiliser en médecine et dans la pratique de l’embaumement. Le bouddhisme le considère comme l’un des trois encens intégraux avec le bois d’Agar et le clou de girofle.
Dépression, inquiétude et insomnie sont aténuées par le bois de santal. Il favorise les pratiques spirituelles, la relaxation paisible, la franchise.
Odeur
: boisé, doux.
Attributs : relaxant, désinfectant, antiseptique, apaisant, calmant. Antidépresseur, aphrodisiaque, astringent, diurétique, fluidifiant.
Actions Médicinales
Semblable au frankincense (oliban), le santal supporte agit sur les systèmes lymphatiques, nerveux et cardiovasculaires, et soulage des symptômes de la sciatique et du lumbago. Le bois de santal peut aider l’acné, la bronchite chronique, la toux, la cystite, la dépression, la diarrhée, l’impuissance, les problèmes menstruels, la tension nerveuse, les infections de peau. Il est un utile antiseptique pulmonaire dans le traitement des toux sèches et persistantes.
Une essence précieuse
Ses admirateurs appelent l’essence de bois de santal “l’or liquide”, de par sa nature précieuse. Une fois que l’essence a été distillée, elle vieillit pendant six mois. elle se décline ensuite à partir d’un jaune pâle jusqu’à un jaune brunâtre. Elle est extrêmement épaisse et visqueuse avec un arome lourd, doux, boisé et fruité.
Aujourd’hui toutes les exportations de bois de santal sont dirigées et réglées par le gouvernement indien et les approvisionnements limités d’essence de bois de santal de haute qualité proviennent souvent du Tamil Nadu.
Pourtant, les forêts de Mysore sont toujours pillées par les bandits qui violent les forêts d’arbres non mûrs.

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