Le blog qui parle d’encens

Le genévrier

September 19th, 2008 Posted in encens et botanique | No Comments »

http://www.encens-compagnie.com/france/genev.htm

Juniperus communis

ORIGINE / HABITAT
Cette plante qui n’est ni tout à fait un arbre ni tout à fait un arbuste, mais qui est de la famille des conifères même si elle n’en a que peu l’apparence, comprend trente-cinq espèces différentes, dont quinze qu’on trouve couramment en Amérique. C’est une plante circumboréale, qui est caractéristique du nord de la Russie, du Tibet, du Népal, des Rocheuses américaines, de la Sierra Madre (partie nordique), et qu’on trouve aussi disséminée en Europe de l’Est. Elle vit surtout exposée au vent, sur des sols rocheux ou recouverts de mousse, dans des lieux secs de préférence. Forte et résistante, elle recherche avant tout le soleil. Mais elle sa prédilection pour les lieux tourmentés, parfois arides et désertiques, ne se manifeste pleinement que quand elle est exposée aux vents dominants. Le genévrier aime les montagnes, où il fleurit de mars à mai.

DESCRIPTION
A mi-chemin entre la plante et l’arbuste, même si elle a aussi certaines des propriétés de l’arbre, cette plante intermédiaire s’accroche à son lieu-dit, formant une sorte de bouquet de tiges et de branches basses inextricablement mêlées, dont les extrémités se balancent au gré des brises. D’un vert sombre plutôt terne, ses aiguilles, qui ne piquent pas, sont cependant acérées et plutôt dures. Le genévrier atteint habituellement un mètre de hauteur, parfois plus, jusqu’à deux mètres.

UTILISATIONS
Bois, écorce
Même de petite taille, le Genévrier est très respecté en marqueterie, en raison de son grain et de sa couleur. Ingrédient essentiel dans la fabrication des encens, il est surtout recherché dans la tradition bouddhiste pour laquelle il est une essence précieuse. De son bois, on peut distiller une huile très prisée en médecine, en raison de ses propriétés diurétiques. De cette variété extrêmement durable et imperméable, on se sert aussi pour faire des boites insecticides où il fait bon conserver des matières fragiles telle que la laine.

Fruits
Les fruits du Genévrier, qui mettent trois ans à mûrir, sont des baies qui ressemblent à de gros pois à la saveur douce et amère. Ces baies aromatiques au goût très particulier, contiennent des acides et une substance nommée junipérine, qui permet de les utiliser pour la fabrication d’un alcool fort, le gin. Il n’y a qu’en Angleterre qu’une tradition culinaire songe aux baies séchées et moulues pour en faire une sorte de poivre, ainsi qu’une sorte d’huile balsamique.

Plus couramment, on l’utilise pour fabriquer du vin de genièvre, qu’on sert en apéritif ou comme digestif. On lui prête des propriétés antirhumatismales depuis fort longtemps, ainsi qu’une action efficace pour les indigestions, les maladies des reins, du foie et autres indispositions du même ordre.

Le CREAF mène des recherches sur les ingrédients des encens

September 17th, 2008 Posted in encens et botanique | No Comments »

Extrait du site Internet du CREAF (Centre de recherche et d’expérimentation des arts forestiers) du Québec

À PROPOS DES ENCENS

Il existe deux catégories d’encens : les combustibles et les non-combustibles. Les premiers, les encens combustibles, sont les plus connus. On les rencontre sous la forme de bâtonnets, de plaques, de cônes ou de papier parfumé. En général, ils proviennent de l’Orient et sont les plus populaires. Les encens non combustibles n’ont aucune forme particulière et s’utilisent directement sur des charbons ardents, soit en poudre, soit en pâte. Ces derniers ne requièrent ni salpêtre ni aucun des produits toxiques qu’on rencontre chez les encens combustibles. De nombreuses cultures traditionnelles, surtout sur notre continent américain, utilisent les encens non-combustibles, tout comme l’église catholique.

Les investigations réalisées par le CREAF ont concerné les deux classes d’encens. Nous avons tenté de substituer les ingrédients toxiques des encens combustibles par d’autres éléments moins nocifs pour la santé. Ainsi, par exemple, au lieu d’utiliser du salpêtre (potassium de nitrate), nous avons réalisé des expériences avec des substituts tels que les polypores, les lycopodes et autres végétaux. Au lieu d’utiliser de la gomme arabique pour coller les ingrédients, nous expérimentons avec des gommes et des résines de conifères locaux (pins, épinette, sapin, mélèze). Les résultats obtenus ont été positifs, mais la recherche doit se poursuivre pour obtenir un produit à 100 % satisfaisant.

Les ingrédients utilisés pour fabriquer des encens peuvent être obtenus à partir des plantes et des arbres de nos forêts, sans besoin de recourir à des matériaux exotiques tels que la myhrre, le tragacanthe, le benzol, le patchouli, etc. qui sont coûteux et difficiles à trouver, surtout en région, comme c’est notre cas.

Quels ingrédients alors pourrions-nous utiliser pour faire des encens ? À vrai dire, presque tous les arbres et toutes les plantes qui dégagent une senteur agréable. Le bois, l’écorce, les feuilles, les fleurs, les fruits… Ainsi commence notre cueillette, avant l’expérimentation elle-même.

Les encens combustibles du CREAF

Commençons par l’ingrédient de base, le corps de l’encens, qui est de bois ou de charbon réduit à l’état de poudre. Le bois de santal est le plus utilisé en Orient, mais nous pouvons également utiliser le bois de cèdre, de saule, de pommier, de genévrier, de pins blanc et rouge. Quant au charbon, il peut être obtenu des résidus d’un feu de bois, ou bien être acheté (charbon pour les grillades ou les barbecues).

Un morceau de bois sec se réduit ensuite en petits morceaux, puis ceux-ci sont moulus dans un mortier ou avec un moulin à café. Si l’on ne dispose pas de ces ustensiles, on peut facilement se faire un mortier avec une pierre plate et une autre ronde, de la taille d’une orange ou d’un pamplemousse, pierre qui sera fendue en deux.

Après avoir obtenu la base, vient la substance aromatique, qui se réduit elle aussi en poudre, et se mélange avec la base mentionnée. La substance aromatique peut provenir d’une variété d’ingrédients culinaires : clous de girofle, cannelle, romarin ou autres épices. On peut aussi la rencontrer dans nos forêts : rose sauvage, achillée-millefeuille, verge d’or, etc. En réalité, l’arôme peut varier selon le goût de chacun ou selon l’utilisation que l’on souhaite donner à l’encens. Il est aussi possible d’utiliser des arômes combinés ou encore, d’ajouter au mélange quelques gouttes d’huiles essentielles ou d’un parfum quelconque.

L’ingrédient suivant qui entre dans cette composition est la matière collante, la gomme qui unira et soutiendra l’encens dans sa forme définitive (cône, tablette, etc). Au lieu de gomme arabique, la résine de pin, sèche et réduite en poudre, convient parfaitement. Selon le type de conifère employé, la fumée sera plus ou moins dense, ce qui peut nuire au produit final. Nous effectuons actuellement des recherches sur l’utilisation de la sève d’érable et de l’eau de bouleau.

Le salpêtre, qui est utilisé pour que la combustion soit continue, nous l’avons éliminé en raison de sa toxicité et, comme nous l’avons mentionné au début de ce chapitre, nous expérimentons actuellement avec des polypores (de Schweinitz, cinnabarinus), et avec le lycopode clavatum et le faux amadouvier. Il semble qu’il y ait plusieurs façons de réduire le recours au salpêtre.

Ensuite, tous les ingrédients secs se mélangent, sont moulus à nouveau, puis les liquides leur sont incorporés (huile, parfum, résine). On forme ensuite une pâte à laquelle on donne la silhouette que l’on veut, on la met à sécher sur une surface non absorbante, sans oublier de la retourner deux ou trois fois par jour, pour qu’elle sèche bien de tous côtés, et qu’elle ne se casse ou ne se fissure pas. Une fois sec, l’encens obtenu est emballé prudemment, et conservé dans un récipient hermétique.

Il existe une diversité infinie de recettes et de variantes pour faire des encens combustibles. En réalité, la recette idéale n’existe pas. Le goût personnel, la destination finale de son usage, les ingrédients disponibles, sont autant d’éléments qui déterminent la constitution d’un encens. Il n’y a que l’expérimentation, et encore l’expérimentation, qui donne le résultat désiré.

Les encens non combustibles

Ces encens s’utilisent dans des encensoirs. Une manière facile de s’en fabriquer un, en utilisant n’importe quel bol, résistant à la chaleur, consiste à le remplir de sable ou de sel, puis à y placer des charbons ardents qui recevront la poudre d’encens. Ce type d’encensoir - mais généralement sous une forme plus sophistiquée - est utilisé lors de cérémonies, de rituels, de fumigations et de soins à base de fumée. Nous en présentons ici quelques exemples mexicains.
Quant aux ingrédients, ils sont illimités. Mais certaines règles doivent être observées. Bien qu’il ne soit pas absolument pas nécessaire de réduire l’encens en poudre, le résultat sera meilleur si celui-ci est moulu, particulièrement si l’on expérimente avec plusieurs ingrédients différents. De cette manière, la fragrance sera plus uniforme, et l’on évitera les bouffées de parfum trop dense pouvant incommoder. Ne jamais exagérer la quantité d’huile ou de parfum, non plus que la quantité de gomme ou de résine. Tous les ingrédients destinés à être mélangés doivent être conservés à l’ombre et à l’abri.

Actuellement, le CREAF continue ses expérimentations…

Faire de l’encens

September 17th, 2008 Posted in encens pratique | No Comments »

Un expert explique les méthodes de fabrication de l’encens
http://fr.youtube.com/watch?v=4vgvmQe_CXM

Purification par la fumée d’encens au Japon

September 17th, 2008 Posted in encens au japon | No Comments »

Un spécialiste de l’encens

September 17th, 2008 Posted in encens à Oman | No Comments »

Ils nous ont déterré l’étude sur les dangers de l’encens

September 17th, 2008 Posted in encens pratique, témoignages | No Comments »

Il fallait s’y attendre, à la fin du mois d’août, les médias, manquant certainement d’info, ont publié en bloc des articles sur les dangers de l’encens. L’encens serait plus nocif que les pots d’échappement de voiture, que les rejets d’usines pétrochimiques…
Ces médias (pourtant réputés sérieux) ont repris en coeur une dépêche d’agence de presse, sans vérification ni enquête et plus grave parfois en déformant la dépêche originelle.
Je vais essayer ici, modestement, d’éclairer un peu la lanterne de ceux qui se posent des questions.
Apparemment, les chinois ont bien mené une enquête scientifique sur les pratiques de l’encens auprès d’une population de 61000 Chinois. Il s’avère que l’utilisation de l’encens pourrait favoriser l’apparition de problèmes respiratoires, voire de cancers.

Pourquoi ?
Toute combustion dégage dans l’air des particules (PAH) qui sont nocives pour la santé. C’est vrai pour les allumettes, les bougies, les plaques de gaz, les cheminées, les barbecues, etc…
Il faudrait donc se passer de toute combustion dans notre vie quotidienne.
La combustion d’un bâtonnet d’encens, vous vous en doutez, est une petite combustion (on est loin du feu de joie). Aussi émet-elle de faibles quantités de particules nocives.

Comment utiliser l’encens sans danger ?
Du simple bon sens. Le but n’est pas d’enfumer une pièce mais de diffuser un parfum agréable, de purifier une atmosphère, de profiter des vertus de véritables encens de qualité.
Première règle : choisir des encens de bonne qualité, composés d’ingrédients naturels (justement, ce n’est pas le cas des encens régulièrement utilisés par les Chinois).
Deuxième règle : Ne brûler qu’un ou deux bâtonnets simultanément (pas le paquet entier).
Troisième règle : Aérer la pièce ou les pièces pendant ou après fumigation. La fumée s’échappe, le parfum reste.

L’encens et la myrrhe

May 29th, 2008 Posted in histoire de l'encens | No Comments »

La myrrhe et l’encens sont des sécrétions résineuses qui se présentent sous forme de larmes colorées, provenant d’arbustes de la famille des Burséracées qui poussent presque exclusivement au sud de la péninsule Arabique (Yémen, Oman) et en Somalie.

Le mot encens vient du latin ecclésiastique incensum (ce qui est brûlé) et désigne soit l’oliban, ou encens véritable, récolté par incision à partir d’arbustes du genre Boswellia, soit une famille de compositions dans lesquelles entre l’oliban. L’odeur de l’encens est obtenue par la technique très ancienne de la combustion, probablement née avec l’invention du feu, qui a donné le mot parfum à partir de per fumum, par la fumée. On connaît le poème de Baudelaire qui parle de parfums “corrompus, riches et triomphants, ayant l’expansion des choses infinies, comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens”.

La myrrhe est produite par un arbuste Commiphora myrrha, sous forme d’un suc qui se solidifie en grosses larmes qui rougissent en séchant. Selon la légende, la myrrhe tire son nom de Myrrha, fille de Cinyras, roi de Chypre, changée en arbre par les dieux pour avoir commis un inceste, et dont les pleurs constituaient la myrrhe. En Egypte, la myrrhe servait à la momification, mais était aussi utilisée comme parfum, comme le montre cet extrait des Chants d’amour composés vers 1500 av JC qui donne des recommandations pour la fête : “Mets de la myrrhe sur ton front, revêts toi de lin blanc, parfume toi avec les merveilles véritables”.

L’encens et les dieux

Dès la plus haute antiquité, l’encens a été considéré comme indispensable pour les cultes rendus aux dieux, dont le cœur est réjoui par son odeur. Hérodote dit que mille talents d’encens étaient offerts chaque année en l’honneur de Bel dans son temple à Babylone. En égyptien, le mot encens évoque le divin. Les pharaons, ou par délégation les prêtres, accomplissaient la fumigation de l’encens en jetant des boulettes dans l’extrémité, remplie de charbon en combustion, d’un bras à encens. Les prêtres offraient chaque jour à Ré trois sortes d’encens, une à son lever, une au milieu du jour et une à son coucher.

L’encens figure en bonne place chez les Hébreux et la Bible indique les ingrédients nécessaires pour rendre le culte : “L’Eternel dit à Moïse : prends des aromates, du stacté, de l’ongle odorant et du galbanum, et de l’encens pur, en parties égales. Tu feras avec cela un parfum, un composé selon l’art du parfumeur ; il sera salé, pur et saint…..Vous ne ferez point pour vous de parfum semblable, dans les mêmes proportions…” (Exode, XXX, 7-8).
Plus tard, les rabbins ajoutèrent d’autres ingrédients (onze ou treize en tout), mais préparer l’encens pour qu’il s’élève en une colonne bien droite était très difficile et c’était le secret de la famille d’Abtinos. L’encens et la myrrhe figurent dans les présents faits par les Mages à l’enfant Jésus.
L’encens est encore utilisé pour le culte dans plusieurs grandes religions. Montaigne (Essais,1, 55) remarque que “l’invention des encens et parfums aux Eglises, si ancienne et espandue en toutes nations et religions, regarde à cela de nous resjouir, esveiller et purifier le sens pour nous rendre plus propres à la contemplation”.

La route de l’encens et de la myrrhe

L’arbre à encens ne poussant pas en Egypte, il était nécessaire pour s’en procurer de grandes quantités d’organiser des expéditions, dont la première est attestée vers 2540 av. J.C. La plus célèbre est l’expédition au pays de Pount (qui serait actuellement la Somalie, le nord de l’Ethiopie et l’est du Soudan), commandée par la reine Hatchepsout, vers 1500 av. J.C. On en rapporta des quantités énormes d’encens, de la myrrhe et de la cannelle, ainsi que 31 arbres à encens avec leur motte. On peut voir une représentation de cette expédition sur le mur du temple de Deir el Bahari (Égypte).

L’encens a toujours été considéré comme un bien très précieux et la lutte pour le contrôle de son transport et de son commerce a été très vive. La domestication du dromadaire, peut-être vers le VIIIe siècle av. J.C., a permis d’assurer le transport de l’encens et de la myrrhe, sur près de 3000 km, jusqu’au port de Gaza. Une route caravanière a été empruntée depuis cette époque jusqu’à l’avènement de l’Islam, mais elle fut concurrencée par une voie commerciale passant par la mer Rouge, après la découverte du régime des moussons au 1er siècle ap. J.C. Des caravanes de chameaux, dont chacun pouvait porter 200 kg d’encens, d’une valeur actuelle d’environ 100 000 euros, traversaient en deux à trois mois (selon Pline l’Ancien) l’Arabie, depuis la côte Sud en longeant la côte occidentale, en passant au voisinage de la Mecque et de Médine puis de Pétra, la ville des Nabatéens, qui devait sa fortune au commerce de l’encens.

Les Arabes protégeaient le secret des sources d’un produit qui se vendait plus cher que l’or et n’ont pas hésité, semble-t-il, à raconter des histoires étranges à Hérodote qui les rapporte fidèlement (Histoires, Livre II, chapitre CVII) : “L’Arabie est, du côté du midi, le dernier pays habité, et de tous, c’est le seul qui produise l’encens, la myrrhe, la cannelle, le cinnamome, le ledanon ; sauf la myrrhe, les Arabes recueillent difficilement toutes ces choses. Ils obtiennent l’encens au moyen de la vapeur de styrax que leur apportent les Grecs et les Phéniciens. Ils brûlent le styrax et prennent l’encens, car l’arbre qui le porte est gardé par des serpents volants petits et bigarrés ; il y en a une multitude autour de chaque arbre. Ce sont les mêmes serpents qui font irruption en Égypte ; rien ne peut les éloigner des arbres si ce n’est la vapeur du styrax.”

L’encens et les hommes

Le Japon ancien (vers le Xe siècle) tenait en grande estime l’encens qui servait à parfumer les habits et même les cheveux des courtisanes. Lors de tournois d’odeur ou kô-dô, codifiés au XVe siècle, les invités devaient reconnaître les variétés d’encens (par exemple des compositions de cinq composants) qui leur étaient présentées, écrire leur réponse à l’aide de caractères spéciaux et composer un poème.

En Chine on utilisait six mélanges différents de benjoin, de myrrhe et d’oliban, constituant six espèces d’encens nommées “tranquille, reclus, luxueux, esthétique, raffiné et noble”.
Confucius dit d’un gouvernement idéal “qu’il doit exhaler une odeur d’encens”. L’importance de l’encens est aussi reflétée par le nom de
Hong Kong qui se dit en chinois Xiang Giang et signifie port de l’encens.

Maurice Chastrette
Professeur émérite à l’Université de Lyon
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doschim/decouv/parfums/myr_enc.htm

Storax, les détails

December 19th, 2007 Posted in encens et botanique, témoignages | No Comments »

Pourquoi vous parler de cet encens?

Pour moi, c’est un coup de coeur.
Je l’ai commandé à mon fournisseur, sans savoir ni à quoi il ressemblait, ni sa couleur et senteur..je me suis fiée à mon feeling..
Ce fut, et cela reste une belle surprise.
Cet encens est assez spécial. C’est une résine, noire, au grain collant, très fin, à l’odeur de vanille,  floral.
Il est chaud, doux, reposant.
J’aime l’utiliser dans un diffuseur. Pour mieux préserver sa senteur : je le met dans la coupelle, avec un peu d’eau, et j’allume la bougie. L’odeur se diffuse, tout en tendresse.
Mais qu’est ce que ce storax?
J’ai fait quelques recherches. J’avais envie de vous en faire part. Elles ne sont certainement pas exhaustives !
Il provient donc du styrax officinal ou aliboufier.
Cet arbre pousse principalement dans la bassin méditerranéen, ainsi que dans le Sud de l’Asie, et l’Europe.
C’est en faisant des incisions dans le tronc de l’arbre que l’on obtient une pâte blanche liquide qui s’épaissit au contact de l’air.
Pline, dans son Histoire Naturelle, indique que cet arbuste pousse en Syrie. Là-bas, dit-il, on s’en sert comme parfum et pour mettre les serpents en fuite. On l’emploie aussi dans la médecine antique contre la toux, les affections de gorge et de poitrine, ainsi que les écrouelles (inflammation de ganglions lymphatiques présents dans le cerveau); il favorise la menstruation et la digestion. Enfin, comme nombre de plantes chez Pline, il entrait dans la composition d’antidotes contre les poisons, en particulier la ciguë. Nous utilisons aujourd’hui un baume à base de styrax, qui a des propriétés cicatrisantes et antiseptiques. Sa résine est utilisée pour la fabrication du papier d’Arménie (depuis 1855). (Récupérée de http://fr.wikipedia.org/wiki/Aliboufier »).
En Inde, ce parfum est sacré, il reste dédié à brahma-shiva-Vishnu; En Malaisie, il est utilisé lors des cérémonies pour éloigner les diables durant la récoltes du riz.
Il était utilisé dans les monastères pour inciter à la méditation.
Chez nous, il est utilisé en parfumerie, surtout comme fixateur. Son odeur apporte une odeur vanillée, sucrée et balsamique, que l’on retrouve dans certains parfums tels que “cuir de Russie ” de Chanel, “Shalimar” de guerlain.
Selon la tradition, c’est un aromate de l’ascèse, de l’engagement à un idéal. Il favorise le sens des responsabilités, la constance, la fidélité. Protège contre les énergies négatives, aide à sublimer les pulsions vitales.
Voilà donc un peu de son histoire. il me reste quand même une question en suspens : si, lorsque la résine coule, elle est de couleur blanche, pourquoi le storax est t il noir
Qui veut me répondre??

Des précisions sur les encens tibétains

December 19th, 2007 Posted in encens pratique | No Comments »

ici, vous allez découvrir quelques secrets de fabrications des encens tibétains.
bon voyage !
Fabriqués par des réfugiés tibétains, les encens sont porteurs de la force de l’Himalaya et de la conscience éclairée de ses sages. Leur fabrication est souvent un apport financier important pour les monastères qui les fabriquent.
Plusieurs dizaines de plantes entrent dans la composition des encens. Certaines sont connues pour leurs propriétés sur le plan spirituel comme le santal blanc et rouge, le bois d’agar, d’autres sont typiquement tibétaines comme le lotus bleu de l’Himalaya, ou des plantes comme Aquilaria, Asafoetida, différentes espèces de fleurs (Rhododendron chrysantemum), aiguilles de genévrier…
Ces encens tibétains sont fabriqués selon les méthodes traditionnelles de l’ayurveda à Katmandou au Népal. La fabrication dure d’octobre à février, en dehors de la période de mousson et des chaleurs estivales. La fabrication des encens est artisanale et suit un procédé simple et non polluant :
• Une fois par an, les herbes sont achetées (au Tibet, elles étaient ramassées par les moines),
• elles sont très finement broyées, mixées et stockées,
• une quantité de ce mélange est prélevée et mélangée manuellement à de l’eau,
• la pâte est longuement pressée et travaillée,
• lorsqu’elle atteint la consistance de l’argile, elle est mise au repos au moins deux semaines afin que les parfums s’imprègnent,
• à l’aide d’une presse manuelle, la pâte est ensuite pressée en forme d’un long ruban, • ce ruban est étiré en lignes régulières et serrées sur une planche en bois,
• les lignes sont coupées à la taille désirée,
• elles sont mises à sécher plusieurs jours,
• l’encens sec est emballé et prêt à la vente.

Utilisation :

Les différentes senteurs étaient destinées à l’origine à promouvoir le bien-être mental de l’individu pendant les cérémonies religieuses. De nos jours beaucoup de personnes apprécient l’usage de ces encens à la maison.
De la composition des encens dépend leur usage : encens utilisés pour la méditation et les offrandes rituelles, ou comme plantes médicinales pour apaiser, relaxer, harmoniser, soulager les tensions et désordres énergétiques. Les tensions, stress et traumatismes sont analysés par la médecine tibétaine comme un déséquilibre des différents souffles (Ch’i en chinois, r’Lung en tibétain, Vata dans la tradition ayurvédique).
Pour la médecine traditionnelle tibétaine, la circulation des énergies détermine un bon état de santé. Une circulation perturbée engendre les maladies, les idées de maladie ou les états dépressifs. Un déséquilibre du rLung (souffle) entraînerait chez certaines personnes de la tension intellectuelle, de l’insomnie, mal au dos ou à la poitrine, muscles douloureux.
Tous les médicaments tibétains sont destinés à rééquilibrer les énergies. Les encens par leur nature aérienne et subtile, sont plus appropriés pour les déséquilibres du rLung ou souffle. Cette énergie dirige tout ce qui touche la peau, les nerfs, les poumons, le sang et les maladies qui leur sont liées.
On peut également utiliser ces encens pour préparer des huiles de massage. Il suffit de les réduire en poudre et de les mélanger avec une huile ou une crème de massage.

Les bâtonnets d’encens tibétains sont trop gros pour être insérés dans les portes encens classiques. Pour les brûler, on peut les planter dans un bol rempli de sable ou de sel.

j’espere que ces quelques mots vous auront donnés envie de les découvrir.

Cet encens sent l’argent

October 16th, 2007 Posted in photos, témoignages | No Comments »

Pour les day traders et les amoureux de l’argent qui pourraient se sentir un peu frustrés, voici, trouvé à Chinatown dans un $1 store, l’encens qui a … l’odeur de l’argent !

Trouvé sur le blog :
New York, la dolce vita

 scoopeo:Le genévrier fuzz:Le genévrier tapemoi:Le genévrier nuouz:Le genévrier blogmemes:Le genévrier bookeet:Le genévrier pioche:Le genévrier digg:Le genévrier del.icio.us:Le genévrier spurl:Le genévrier wists:Le genévrier simpy:Le genévrier newsvine:Le genévrier blinklist:Le genévrier furl:Le genévrier reddit:Le genévrier fark:Le genévrier blogmarks:Le genévrier Y!:Le genévrier smarking:Le genévrier magnolia:Le genévrier segnalo:Le genévrier linkertop:Le genévrier