La route de l’encens : Du sultanat d’Oman au Yémen
janvier 19th, 2010 Posted in Uncategorized | No Comments »France 5 diffuse, à partir du 24 janvier 2010, chaque dimanche, un volet de la série documentaire “La route de l’encens”.
Trois mille ans avant la naissance du Christ, l’encens était plus précieux que l’or. Son odeur a autant envouté les pharaons que les empereurs romains. C’est pour répondre à leurs demandes qu’une route commerciale entre la côte sud de l’Oman et la Terre Sainte a été créée. Tout au long du chemin, des civilisations ont prospéré, d’autres ont disparu… Cette série nous fait découvrir cette ancienne route commerciale. Kate Humble suit les traces des caravanes qui parcouraient plus de 2000 kilomètres, dans une quête chargée d’histoire et de rencontres surprenantes.
Dimanche 24 janvier 2010 à 14 heures 49 : Du sultanat d’Oman au Yémen
Kate Humble commence son épopée de deux mille kilomètres sur l’ancienne route marchande de l’encens qui traverse l’Arabie Saoudite. C’est ici, sur les collines au sud de l’Oman, que l’on trouve les meilleurs encens. Après s’être constituée sa propre réserve de résine précieuse, Kate marche avec la tribu ‘Al Mahri’, descendants directs des anciens commerçants - et leurs trois cents chameaux le long du parcours original à travers le désert brûlant. Kate se rend ensuite au Yémen où l’encens est utilisé lors de la bénédiction rituelle des nouveau-nés. La ville d’Aden est le nouveau point de départ du commerce de l’encens…
Rediffusions :
Vendredi 05 février 2010 à 16 heures 34
Samedi 06 février 2010 à 23 heures 42





Pour beaucoup de femmes de cette région, la fabrication et la vente de l’encens sont devenues les principales activités génératrices de revenus qui font vivre plus d’une famille. Cette renommée de l’encens de la région de Diffa a même franchi les frontières nationales et il n’est pas rare d’entendre des femmes de la sous-région commander de l’encens au Niger, en spécifiant bien celui de Diffa. L’utilisation de l’encens dans les foyers relève ici d’un trait culturel. Aussi, indique une Dame Kanouri, pour montrer à quel point l’encensement est ancré dans leurs mœurs, ”chez nous, en guise de bon accueil, on présente l’encensoir à une visiteuse (pour qu’elle se parfume), comme dans certaines traditions on lui présente la “tasse de foura” ou d’eau fraîche. C’est un symbole de cordialité et de bon accueil”.
L’odeur de l’encens m’a toujours un peu dérangée, trop forte à mon goût mais aussi souvent pas très naturelle. Aussi, depuis que j’habite en Provence, j’ai découvert l’usage du bois de cade. Cet arbuste typiquement Méditerranéen pousse en abondance ici, normal puisqu’il raffole des sols rocailleux. Faire brûler du bois de cade dans sa cheminée est chose courante en Provence et fait partie des coutumes de la saison hivernale. L’odeur que le bois dégage est suave et poivrée et n’est pas sans rappeler celle du bois de cèdre. J’ai ainsi découvert un moyen naturel de parfumer mon intérieur. Je rapporte de mes randonnées dans la garrigue quelques branches de ce bois dont je retire l’écorce, déjà là l’odeur épicée emplit mes narines ! Puis je pose des petits morceaux dans une coupelle que j’allume ensuite. La réaction est la même que celle de l’encens : la flamme s’éteint progressivement et le bois se consume lentement avec de belles volutes. La fumée absorbe rapidement toutes les odeurs et assainit la maison. Le cade est un répulsif naturel contre les insectes, mais est aussi antiseptique et tonique. Et en plus c’est une manière toute simple de parfumer sans polluer !
